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Jean-Christophe Guillaume: Border Line

Make your dreams a reality - Sonoyta. Panneau publicitaire sur la route de Puerto Peñasco considérée comme étant “la plage de l’Arizona”. En effet, elle draine de nombreux touristes venant de Tucson et Phoenix pour la pêche, le golf, s’adonner à des activités nautiques etc. Les chaînes hôtelières y prolifèrent donc. Rares pourtant sont ceux qui font halte à Sonoyta où, durant certaines périodes de l’année, la population double littéralement suite à l’afflux de migrants tentant de passer “al otro lado”. © Jean-Christophe Guillaume

El Loco - Agua Prieta © Jean-Christophe Guillaume

Border Marker - Agua Prieta. Chaque bandelette de cette croix commémorative représente une personne décédée dans la tentative de rejoindre l’Arizona. Le traité de Guadalupe-Hidalgo vit, en 1848, le Mexique céder aux Etats-Unis 55% de son territoire (les états actuels d’Arizona, California, Nouveau Mexique ainsi que certaines régions du Colorado, du Névada et d’Utah) en échange de 15 millions de dollars de remboursement pour les dommages de guerres causés aux propriétés mexicaines. La borne représente ici sa dernière extension (accords de Gabsen de 1853) à savoir la perte de la région de Mesilla. © Jean-Christophe Guillaume

Rodrigo - Sonoyta. Rodrigo travaille sans statut réel dans les champs pétrolifères de Bakersfield en Californie et vit depuis 24 ans aux Etats-Unis. Avec son frère cadet, ils durent redescendre dans leur terre natale de Nazarit afin d’y enterrer leur père. Quelques minutes après la photo, ils partirent avec un “pollero” pour retraverser de nuit. Ils durent s’acquitter de1900 $ chacun. © Jean-Christophe Guillaume

Untitled © Jean-Christophe Guillaume

Maquiladora - Agua Prieta/ Représentations de l’Amérique: La construction du Rockefeller Center en 1932, Central Park et les rues de San Francisco. Le bâtiment jaune de l’arrière plan est une “maquiladora”. Il s’agit d’usines étrangères, le plus souvent américaines, implantées au Mexique afin de bénéficier de la main d’oeuvre à bas coût salarial. Elles sont présentes dans toutes les grandes agglomérations frontalières comme Ciudad Juarez, Nuevo Laredo, Agua Prieta, Tijuana... © Jean-Christophe Guillaume

Katrina - Agua Prieta. Membre d’une famille de onze enfants, Katrina est désormais dans le CRREDA de Agua Prieta (centre fermé de récupération et de réhabilitation pour les maladies dues à la toxicodépendance). Elle cuisine trois fois par jour pour les internes et souhaite avoir récupéré toutes ses “facultés” le plus tôt possible. Elle pourra alors voir ses enfants de quatre et cinq ans. Elle a incorporé le centre suite à une décision propre afin de sortir de l’alcoolisme et de son ancienne vie qui consistait à ra- battre les migrants pour les passeurs. Elle gagnait ainsi jusqu’à 300 USD par jour. Sur son T-shirt: optimistic - freedom loving - good humour - honest - straightforward . © Jean-Christophe Guillaume

Wall - Between San-Luis Rio Colorado and Sonoyta. Section du mur construite avec des plaques d’acier utilisées par l’armée américaine lors de la première guerre du golf . Elles permettaient, entre autres, l’atterrissage des hélicoptères dans les sables du désert. © Jean-Christophe Guillaume

Steering Wheel - Sonoyta © Jean-Christophe Guillaume

SantaMuerte - Ciudad Acuña. Le culte de la Santa Muerte ou encore de la Niña est rejeté par l’Eglise catholique mexicaine qui le considère comme étant une tradition païenne. Un nombre croissant de personnes lui accordent pourtant offrandes et prières. Elle est majoritairement vénérée par les trafiquants et par les passeurs “polleros”, par les migrants “pollos” et les prostituées. Cependant nombreux sont les citoyens “lambda “ à espérer qu’elle pourra leur venir en aide; dans leurs vies quotidiennes, en amour, en argent ou autre. © Jean-Christophe Guillaume

Cemetery - Ciudad Juarez. - Plus de 3600 morts en 2010 - 115.000 maisons désertées - 500.000 personnes auraient définitivement quitté la ville... © Jean-Christophe Guillaume

Rio Bravo/Grande. Délimitant la frontière sur plus de 2000 kilomètres, le Rio Bravo, nommé aussi Rio Grande côté américain, est régulièrement le théâtre de tragédies. Dans le courant de l’année 2009, dans la région de Nuevo Laredo, 32 personnes se sont noyées en tentant de gagner les berges du Texas. © Jean-Christophe Guillaume
Make your dreams a reality - Sonoyta. Panneau publicitaire sur la route de Puerto Peñasco considérée comme étant “la plage de l’Arizona”. En effet, elle draine de nombreux touristes venant de Tucson et Phoenix pour la pêche, le golf, s’adonner à des activités nautiques etc. Les chaînes hôtelières y prolifèrent donc. Rares pourtant sont ceux qui font halte à Sonoyta où, durant certaines périodes de l’année, la population double littéralement suite à l’afflux de migrants tentant de passer “al otro lado”. © Jean-Christophe Guillaume
Born in 1980 in Namur (Belgium). I studied Photography at the HELB-Inraci Brussels. After a four months Internship at the Galerie VU' in Paris I went to Latin America where I settled for a while in order to work on a first photographic essay on the migration flow towards North America. I am actually working as a photojournalist for 2 national newspapers and on several personal projects. My work is widely influenced by the "new topographics" that took place in the 70's in the US, by photojournalism in general and daily life.
Jean-Christophe Guillaume
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