Festival
Mexico, Photography and Revolution


Quelques uns des reporter-photographes les plus éminents de Mexico. De gauche à droite : Armando Morales, Agustín Víctor Casasola, Antonio G. Garduño, Miguel Uribe, Manuel Ramos, Abraham Lupercio, Ezequiel Álvarez Tostado, un homme non identifié, Gerónimo Hernández et Antonio Carrillo. Mexico, vers 1910. Photographie de Manuel Ramos Collection Manuel Ramos

Studio des Frères Cachú, Etat-major de Gregorio López lors du siège de la Bourse, Zacatecas, c.1914, Collection photographique Fonds Juan Cachú/Fondation Televisa.

Manuel Ramos. Francisco Villa et Emiliano Zapata dans le Palais National de Mexico, décembre 1914. Collection personnelle de Manuel Ramos/Fondation Televisa.

Studio des Frères Cachú, Hommes dans un dépôt d’ armes, 1914. Collection photographique Fonds Juan Cachú/Fondation Televisa.

Malgré l’ aspect dépouillé de cette image, l’ auteur est parvenu à capter très efficacement le drame de la violence : sous l’ effet de la dynamite, des boucles de voies ferrées tordues se prolongent jusqu’ à l’ horizon. Le paysage austère, ciel vide et terre nue, rend d’ autant plus lisible la calligraphie de la prise de vue. Chihuahua, 1912. Photographe inconnu. Collection Fondation Televisa.

Grâce au ciel dépouillé, les feuilles des agaves donnent avec leurs pointes un mouvement ascendant, tandis que les grands fusils orientent notre regard vers la gauche de la photographie. Cette tension entre les deux mouvements donne à l’ image une dynamique impressionnante. Même si quelques personnes se tournent vers l’ appareil et trahissent ainsi le photographe dans son intention de mise en scène, la composition agence avec désinvolture une métaphore de la guerre au Mexique. La présence du charro (mexicain au centre avec son chapeau à larges bords), du drapeau, et des nopals rendent la scène “ encore plus mexicaine” . Grâce au costume sombre du charro, qui contraste avec le reste des hommes, habillés en vêtements clairs, le photographe invoque le pouvoir du noir et blanc, conférant au personnage principal un poids indiscutable. Simulacre de guerre des cadets du Collège Militaire, Chapultepec, Mexico, 1912. Photographe inconnu Photothèque Nationale du Mexique/INAH

La fascination d’ Homer Scott pour la ligne de tir était notoire. Le photographe se tient en sécurité sur un terre-plein, afin d’ éviter d’ être la cible d’ une attaque. Seule sa tête dépasse quelques fractions de seconde. L’ appareil prenant les photographies au ras du sol, le premier plan devient flou, ce qui, ajouté aux figures découpées sur le rideau de fumée, accentue le dramatisme de la scène. Selon les propres dires du photographe, il perdit plus d’ une fois la lentille de son appareil dans de telles circonstances, et vit mourir les artilleurs qui se trouvaient à côté de lui. Chihuahua, 1912. Photographie de Homer Scott. Collection de Miguel Ángel Berumen.

Photographe inconnu, Francisco Villa, chef de la division Nord, Chihuahua, 1914, Collection Gabriel Flores.

Emiliano Zapata, chef de l’ Armée libératrice du Sud Chilpancingo, Guerrero, 1915. Photographie de Amando Salmerón. Collection de Gabriel Flores.

Photographe inconnu Camp improvisé dans un train, 1914. Collection privée.
The 2011 edition of the Rencontres has the generic title Unconformist / Uncertified. It articulates around five branches: Manifestos, Republics, Documents, Viewpoints, Education and associated programs.
In the section entitled Republics, The Mexican Revolution that lasted from 1910 à 1920 is an exhibition featuring original vintage prints. For Miguel Angel Berumen, exhibition curator for the Rencontres d'Arles, the original book "Mexico: fotografia y revolution" (Lunwerg Editores et Fundacion Televisa) required changes.
On one hand, it was necessary to make do with the few original vintage prints remaining. This resulted in a far more in depth and vast exhibition. The original book suffered severe criticism for the visual selection that censored certain scenes, limiting access for over 60 years to a limited point of view. An observation made clear to Miguel Angel Berumen after publishing pictures taken by British photographer Jimmy Hare in Ciudad Juàrez in 1911. "At first, I thought it was due to the notoriously audacious point of view of this great war photographer." However, Miguel Angel Berumen realized over time that his idea of the Revolution had been formed by the limited number of pictures available.
Bernard Perrine
Bernard.Perrine1@orange.fr
Rencontres d’Arles 2011
July 4th – September 18th
Photographie et Révolution
Espace Van Gogh
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http://www.rencontres-arles.com/A11/Home
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