Festival
Coups de Cœur ANI 2012: Dragan Lekic

Patras-Grèce. 2010 "Rambo", surnom donné par ses amis afghans. Patras, grand port de la Grèce occidentale, où transitent chaque jour entre 500 et 900 camions vers l’Italie, est devenu un haut lieu de l’immigration clandestine. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Sur la route d’Orestiada-Grèce. Shaegfesal, âgé de 12 ans. Veut rejoindre l'Allemagne, il voyage avec son frère. Leur objectif : rejoindre Athènes, puis l’Italie et le reste de l'Europe. Tous les jours, près de 300 personnes entrent illégalement sur le territoire grec dans la région de l’Evros – le fleuve qui marque la frontière entre la Grèce et la Turquie. Une longue marche les attend pour rejoindre la gare d'Orestiada distante de 23 kilomètres. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Orestiada-Grèce. 2011 Gare d’Orestiada. Après le passage de la pluie, un migrant africain tend un verre sous une gouttière d'où s'écoulent des gouttes d'eau. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Sur la route d’Orestiada-Grèce. Les migrants profitent d'un arrêt pour cueillir et manger des fruits. "Quand je suis arrivé en Turquie - je suis resté deux jours à Istanbul -, j'ai dû donner beaucoup d'argent au passeur qui m'a fait traverser la frontière pour aller en Grèce. Avec d'autres migrants, nous nous sommes dirigés à pieds vers la ville la plus proche pour prendre un train en direction de la capitale grecque". © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Gare d’Orestiada-Grèce. 2011 Shearyar, 21 ans, veut rejoindre un frère qui est en Hollande. "J'ai dû rester dans la gare deux jours sans nourriture, sans eau, en dormant par terre dans cette gare. C'était vraiment très, très difficile". © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grece. 2010 © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Deux jeunes Maghrébins jouent au baby-foot. Ils vivent juste à côté des afghans. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Comme souvent, lorsque les tentatives de la journée ont échoué les unes après les autres, que les derniers bateaux ont quitté Patras, il faut trouver à se nourrir. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Le soir venu quelques réfugiés afghans font la cuisine. Pour les uns quelques pomme de terre, pour les autres des pâtes ou des lentilles. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Le soir, après s’être restauré à la lumière des lampes de poche, les migrants s’endorment face au port à même le sol. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Un migrant dort au pied d’un wagon de marchandise, en face du port. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Moment de détente entre deux ferrys. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Dès le début de la journée, un certain nombre d'entre eux cherchent à s'introduire sous ou dans les camions, ou les bus, qui entrent dans le port. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Dès le début de la journée, un certain nombre d'entre eux cherchent à s'introduire sous ou dans les camions, ou les bus, qui entrent dans le port. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Les agents de sûreté du port ont repéré des migrants afghans dans un camions de fruits. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Pour eux le départ ne se fera pas aujourd'hui. Pour les clandestins monter sur un ferry est très difficile. Des gardes en treillis et des agents de sécurité en scooter rôdent en permanence dans le port. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Le travail minutieux de la sécurité empêche les migrants d'accéder aux bateaux. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Patras-Grèce. 2010 Les clandestins tentent leur chance sans relâche, chaque jour, chaque heure. Ils sont là, par petits groupes, le long des deux kilomètres de grilles, à l’affût, pour escalader et se faufiler. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Calais. France. 2009. Calais est le port du continent le plus proche de la Grande-Bretagne. Par là même, il est le principal point de passage, pour le fret et les voyageurs. Avec la fermeture des frontières européennes, il est aussi le principal point de passage pour les personnes souhaitant se rendre illégalement au Royaume-Uni. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Calais. France. 2009. Leur but rejoindre clandestinement l’Angleterre, sorte d’eldorado pour ces jeunes ayant quittés leur pays plongé dans la guerre. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Calais-France. 2009. Beaucoup de migrants sont de jeunes adolescents. Les jeunes adolescents sont souvent en charge des tâches ménagères. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Calais-France. 2009. Certains arriveront à passer en Grande-Bretagne, dans des camions. Mais, chaque mois, le Royaume-Uni expulse des Afghans vers Kaboul. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Paris-France. 2009. Square Villemin dans le Xe arrondissement de Paris. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Paris-France. 2009. Farid et Sharokan. S’ils ont fui leur pays natal, c’est la peur au ventre. Peur d’être enrôlés par les Talibans et d’être tués par les Américains ou peur d’être incorporés à l’armée afghane et d’être tués par les Talibans. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Paris-France. 2009. Des jeunes réfugiés à la recherche d'un abri le long du canal Saint-Martin. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Paris-France. 2009. L’hygiène est une des obsessions des migrants, indépendamment de la précarité de leur situation. Être propre, rasé, bien coiffé, c’est garder sa dignité. © Dragan LEKIC/Libre arbitre

Paris-France. 2009 Des exilés afghans dorment près du canal St Martin à Paris. © Dragan LEKIC/Libre arbitre
Patras-Grèce. 2010 "Rambo", surnom donné par ses amis afghans. Patras, grand port de la Grèce occidentale, où transitent chaque jour entre 500 et 900 camions vers l’Italie, est devenu un haut lieu de l’immigration clandestine. © Dragan LEKIC/Libre arbitre
Birds in flight
Dragan Lekic / collectif Libre arbitre
To go away. Leave everything behind. Emigrate to another land. The dream land. The welcoming land whose wealth holds out its hand. Those who exile themselves from their native soil, which has become too inhospitable, too dangerous, have a perpetual story to tell: that of migrant travelers, eternal strangers, risking their lives in an uncertain quest with, as their only baggage, the hope for another life in an idealized elsewhere.
Links
http://www.draganlekic.com
http://www.librearbitre.com
http://www.ani-asso.fr
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